524,000 VNĐ
Livres ouverts: Guide pédagogique
Détails sur le produit: » Prix: 524,000 VNĐ » Barecode: 9782706114304 » Auteur: Sophie Regnat et Marie-Hélène Estéoule-Exel » Éditeur: PUG » L'année d'édition: 7 février 2008 » Langue: Français » Dimension: 23,6 x 15,8 x 0,6 cm » Nombre de page: 79 » Poids:Descriptions du produit
Extrait
ÉLOGE DE LA LANGUE FRANÇAISEJean-Marie Gustave Le Clézio
COMPRENDRE
1) Il ne faut surtout pas apprendre des mots dans le dictionnaire.
2) On ne peut pas choisir sa langue parce que la langue est «une fatalité», «une nécessité absolue». La langue maternelle fait partie du corps, des sens, des sensations. Les mots sont vivants alors que dans un dictionnaire, ils sont morts. Les sons des mots sont même présents par les sons produits dans le corps de celui qui les prononce.
3) Jean-Marie Le Clézio n'aime pas les valeurs de puissance et d'arrogance que la langue française peut porter.
4) La langue française doit être la langue de la liberté et de l'espoir, le lieu de protection et d'asile pour ceux que menace l'industrialisation. Elle est aussi le lieu de mémoire.
5) Jean-Marie Le Clézio parle de la France qui doit rester une terre d'accueil, fidèle à ses valeurs de liberté et de fraternité.
ANALYSER
1) Il y a deux phrases avec la même structure («J'ai longtemps cru qu'on avait le choix de sa langue» qui a un écho presque brutal dans «Puis, j'ai compris que je me trompais. On n'a pas le choix de sa langue») qui encadrent trois phrases exprimant le rêve de Jean-Marie Le Clézio (le mot est repris trois fois) : apprendre à sa façon d'autres langues que le français. Dans les deux paragraphes suivants, l'auteur exprime l'impression de plénitude que lui apporte la langue française. Dans le premier paragraphe, on trouve plusieurs fois le mot «langue», puis une suite de mots concrets puis abstraits («la chair», «l'amour»), et enfin une répétition de la construction «ce que». La langue maternelle recouvre tout. Le paragraphe suivant reprend une suite de mots adjectifs ou substantifs. On peut remarquer le jeu des allitérations de «du jour, du jouir, de la jubilation [...] jouant», puis la chute du paragraphe sur le mot mort. Encore une fois, la langue remplit le corps et la vie de celui qui la parle.
(...)








